Actualités

Panorama 360° : Mars

Entre choc pétrolier et rupture technologique · 30 mars 2026

Les marchés font face à un tournant : entre choc énergétique et retour de l’inflation, la dispersion des performances s’accélère.

Un début d’année sous tension géopolitique et inflationniste
Le paysage financier de ce début d’année 2026 est bousculé par un enchaînement continu de retournements politiques et macroéconomiques. Après un mois de janvier soutenu par la résilience de la croissance mondiale et des perspectives constructives autour de l’intelligence artificielle, février a vu le retour de l’incertitude générée par la politique américaine et les tensions commerciales. Mais c’est surtout la fin du mois de février et le mois de mars qui ont profondément modifié le paysage, avec l’escalade militaire au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette situation a déclenché un choc énergétique majeur, ravivant les anticipations d’inflation et provoquant une remontée des taux longs, impactant à la fois les marchés actions et obligataires.

Actions: dispersion géographique et rotation sectorielle marquée
Les marchés actions affichent des performances contrastées depuis le début de l’année. L’Asie (hors Japon) et les marchés émergents se distinguent positivement démontrant, pour l’instant, de la résilience malgré les tensions au Moyen-Orient.

Le Japon suit une dynamique similaire, soutenu par un environnement de croissance domestique porteur. À l’inverse, il est intéressant de constater que les États-Unis et la Chine ferment la marche de notre tableau des performances régionales. Les marchés américains ont été pénalisés par la correction des valeurs liées à l’intelligence artificielle après une phase d’euphorie, ainsi que par les inquiétudes grandissantes autour des sociétés de logiciels, dont les perspectives de croissance sont désormais questionnées face à l’émergence d’agents d’intelligence artificielle capables de coder de manière largement autonome. Parallèlement, la Chine continue de composer avec une croissance vacillante, malgré des indicateurs récents plus encourageants laissant entrevoir un début de stabilisation.

Sur le plan sectoriel, la hiérarchie est fortement influencée par le choc énergétique. Le secteur de l’énergie surperforme nettement, porté par la flambée des prix du pétrole. Les utilities jouent pleinement leur rôle défensif en bénéficiant de surcroît des investissements liés aux besoins énergétiques colossaux liés au développement de l’IA. À l’inverse, les secteurs plus sensibles aux taux ou à la croissance, comme la technologie, télécommunications et consommation discrétionnaire, évoluent à présent en territoire fortement négatif.

Obligations: pression sur la duration
Les marchés obligataires reflètent mécaniquement le regain des tensions inflationnistes. Les obligations indexées sur l’inflation ressortent logiquement en tête des performances, bénéficiant de la hausse des anticipations liée au choc pétrolier. En revanche, les segments plus traditionnels sont sous pression. Les obligations à longue duration ont été pénalisées par la remontée des taux longs. Le crédit montre également des signes de fragilité, notamment aux États-Unis où le marché du crédit privé fait face à des tensions de liquidité et à des demandes de rachat accrues, pesant sur les spreads. Lire plus...

Documents

PDF picto PANORAMA 360° : Mars - FR PDF picto PANORAMA 360° : March - EN