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Panorama 360° : Septembre

Quand les puces commencent à gratter · 18 septembre 2026

L’intelligence artificielle transforme nos vies et l’économie, mais l'enthousiasme technologique se confronte désormais à la réalité des chiffres.

Depuis le début de l’année, les actifs risqués progressent malgré un environnement économique et géopolitique difficile.
La résistance des marchés actions masque d’importants écarts entre les régions, les secteurs et même les entreprises d’une même industrie. La progression des indices s’est souvent appuyée sur un cercle restreint de sociétés portées par des fondamentaux solides. Les résultats d’entreprises ont offert un soutien fondamental tout au long de l’année, comme le confirme la saison des résultats qui vient de se terminer. Au niveau sectoriel, l’énergie domine désormais nettement les marchés depuis le début de l’année, portée par la forte hausse du pétrole. La nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient a encore renforçé les perspectives des producteurs et ravivé les inquiétudes inflationnistes. La technologie reste néanmoins un moteur majeur, soutenue par les investissements massifs dans l’IA, les centres de données et les semi-conducteurs. Cette dynamique profite également aux valeurs industrielles, indispensables au développement des infrastructures énergétiques et numériques. Après leur envolée du premier semestre, les semi-conducteurs traversent toutefois une phase de consolidation, malgré des performances toujours très élevées depuis janvier. Le débat se déplace ainsi progressivement de l’ampleur des investissements vers leur capacité à générer des gains de productivité et des bénéfices durables, dans un marché désormais moins tolérant face aux valorisations élevées. À l’opposé, la consommation discrétionnaire a été pénalisée par les pressions inflationnistes sur le pouvoir d’achat et la faiblesse de la demande chinoise.

Les marchés obligataires ont offert un paysage beaucoup plus nuancé. Les convertibles ont continué de profiter de leur exposition à la croissance des secteurs technologiques et industriels tout en conservant leur caractères asymétriques. À l’inverse, les obligations souveraines de longue maturité sont restées sous forte pression, particulièrement en Europe, où les rendements à long terme ont atteint des niveaux pluriannuels. La persistance de l’inflation, l’ampleur des déficits publics et les besoins croissants de financement continuent d’alimenter la prime de terme. Aux États-Unis, la réduction de la communication prospective de la Réserve fédérale sous Kevin Warsh ajoute une source d’incertitude, offrant moins de visibilité sur la trajectoire future des taux. Cette combinaison de facteurs entretient la volatilité et à exercer une pression supplémentaire sur les obligations de longue maturité comme on l'a vu lors des dernières semaines. Découvrez l'article complet dans notre édition de septembre

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